ALTHEN Gabrielle (France)

Rédacteur : mmazy
Date d'insertion : 2012-03-07 14:36:20  -  Date de modification :2012-03-07 14:36:20

Gabrielle Althen

Gabrielle Althen, professeure émérite de Littérature comparée à l’Université de Paris X-Nanterre, habite à Paris et dans le Vaucluse. Elle a publié une douzaine de recueils de poèmes dont "Présomption de l’éclat" (1981 - prix Louis Guillaume), "Noria" (1983) et "Hiérarchies" (1988) aux éditions Rougerie. Mais aussi : "La Raison aimante" (Sud, 1985), "Le Pèlerin sentinelle" (Cherche Midi, 1994), "Le Nu vigile" (la Barbacane, 1995), "Coeur fondateur" (Voix d’encre, 2006), "L’arbre à terre" (Nu(e), 2007), "La belle mendiante" suivi de René Char, "Lettres à Gabrielle Althen",(L’oreille du Loup, 2009). Elle a également publié des essais : "Proximité du Sphinx", recueil d’essais sur la peinture et sur l’art en général, (Intertextes, 1991) et "Dostoïevski, le Meurtre et l’Espérance", (Editions du Cerf, 2006) ; des nouvelles : "Le Solo et la Cacophonie, contes de métaphysique domestiques", (Voix d’encre, 2000) et un roman : "Hôtel du vide", (Aden, 2002). Elle fait partie du comité de rédaction de "Siècle 21" et de "Confluences poétiques" et elle est membre de l’Académie Mallarmé et du jury du prix Louise Labé.
 
Poèmes

KÖCHEL 467

La souffrance et la joie pèsent tout à fait le même poids

                                     Tomas Transtrômer
 
Mozart sourit un peu à la maison
Le piano ce matin m’écoute et veut bien me répondre
Rire serait de trop pour ce bureau
Mozart ne juge rien et ne fait pas non plus la moue
Mais il taquine l’air de rien les émois qui se faufilent
Puis les console d’un câlin
Et à nouveau compréhensive la musique sourit
La grande sœur notre qui sait tout
Et la maison s’adoucit qui accepte en visite le soleil et ses lampes
Un pas plus loin nous savons bien que c’est le drame
Avec le sol qui craque au-dessus de la mort
Et moi qui comprends si peu comment va la lumière
En tremblant je m’en vais avec elle jusqu’au dernier accord
Qui déjà m’avait tout pardonné
 
****
 
TENIR LA MAIN

La première mouche bourdonne
D’un printemps bas
Qui évince l’éclat
Devant le cœur muet
Pour le fourrer dans des tréfonds d’entrailles
Merveille active aussi peu visible
Sur la croupe des montagnes du lieu
Que ce qui vit dans la vie
Quand s’estompe un roulement de sanglots
Et qu’une petite fille dorée
Joue fluette sous l’auvent de sa voix 
- Et le moment comme un plateau s’évase
Où habiter
Sous le même ciel
Malgré le froid
 

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