A Bruges, un jour comme tous les autres
à Renée et Alain Ferraton
La mort n’est que la totalité de nos renoncements
un voile de chaînes
assoit dans nos passions
le fardeau du salut
de ma glaise se modèlent des solitudes errantes
des forêts flétries fermentent
dans le cancer de l’amour
geôles de la larme,
traces qui coupent
le seuil
de la lumière
quand la cathédrale de la nuit sera notre port,
l’ancre de l’automne saura nous enterrer
dans la geôle de la larme
dans le voile de chaînes
dans l’épave du rêve…
La mort n’est que la totalité de nos renoncements

Après des études universitaires à la Faculté des Lettres, Valeriu Stancu a évolué dans ces diverses professions : de professeur de langue et littérature françaises, il est devenu rédacteur en chef puis correspondant pour la Roumanie du Centre International d'Etudes Poétiques et du Courrier du Centre International d'Etudes Poétiques de Bruxelles. Depuis 1990, il figure dans quelques prestigieuses anthologies de poésie publiées en France, Allemagne, Suède, Hongrie, Belgique, Mexique... Il a édité un nombre conséquent d'ouvrages dont "Infringerea Somnului" (1981), "Nuit à la première personne" (1992), "Agentia de Eufemisme" (1995), "Orbita Melancolici" (1997), "Carantina Logosului" (2000), "Cantina eu cearcane"(2003). Il faut ajouter à ces ouvrages plus de 15 livres traduits et publiés en Roumanie. Valeriu Stancu a reçu de nombreux prix parmi lesquels le Prix du Festival International de Poésie "Lucian Blaga" en 1993 ; en 1998, le Prix "Vasile Pogor" de la Ville de Iassy pour l'ensemble de son oeuvre littéraire et pour son activité culturelle ; en 2001, le Prix de prose du Colloque International de Constanta, accordé pour le roman "Conspiratia Vagabonzilor"... Aujourd'hui, il est président de la Fondation Culturelle CRONICA, rédacteur en chef de la revue culturelle "Cronica" et directeur de la maison d'édition "Cronica".