Extrait de La parodie des ombres
Nous logeons dans l'oubli de l'instant qui nous mute.
En souvenir du vent qui palpite et qui pleure.
Au milieu des broussailles du temps des solitudes,
nous errons tristement comme une boue rêveuse.
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Dans l'enfer cumulé des sarabandes du temps,
on a l'affaissement de la force du calme.
Pour quelques rudiments,
le protocole est dense.
Et le prestige heureux des oripeaux de la nuit
se défait en riant tout le long des prodiges.

Né en 1973 à Séoul à Taïgu City, Kang Byung Ki (nom de plume) a été adopté par une famille belge en 1976. Ingénieur commercial de formation, il a également suivi des enseignements en Histoire de l’Art et Archéologie, en Philosophie, en peinture, en déclamation poétique. Par la suite, a travaillé dans une entreprise de marketing direct, dans un bar à sushis, puis comme animateur d’enfants. Poète, il vit actuellement à Bruxelles. La parodie des ombres, Bruxelles, Le Cormier, 2006, est son premier recueil. Davantage qu’un supplément de ciel, se propose en ses textes comme un passage à l’acte – l’acte de créer une langue dans la langue -, un travail dans la masse, masse poreuse, de ce qui s’écrit. Dans le libre mouvement d’une ligne d’écriture pour une ligne de désir, c’est alors du sens qui exsude comme une poussée de vie, sous les coups de butées d’un réel corrodé. Le moment de capture est ainsi la rencontre : entre l’obscénité commode et le secret promu.