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Les Elastolalies mélanophores
(recueil inédit : extraits)
RIEN RIEN TOUJOURS RIEN
Rivages lavasses d’atomes écoeurés
Océan aux vagues sèches
Lapures de proférations
Enivrante morosité du pain blanc
Luxuriante hypoténuse des flux riants d’hippocampes ténus
Quoi de plus hermémeutant
Que la décryptation des phlogistiques
Quoi de plus perceptif que le soliloque des gladiances
Quoi de plus coi que les falaises de nos répudiats
Des sursauts de castors
D’interminables visions de lémures
Le hochement des laxatifs zéphyrs dans l’herbe almageste
Et puis au cœur du plus plastron de l’abîme
Des étincelances de pluie souricière
Des courses de stalagmites d’argent
Des victoires d’ailes et de gréements
O chifoniôse d’argile ö increscences ô parapets
LA RATE
Leur cœur m’étaient familiers jamais apparus
Sans émettre
Un souffle de bourbier volatilisé
L’amant et le boucher escaladaient les deux façades
De ma volonté
Condescendre
Toujours implosivement condescendre
A tribuler la voirie
Boulevards et venelles
Naguère palais paladions de nacre proserpine
Désormais fumiers de plate inconsistance
Mais où des larves à l’épure peu tactile
Trouvent encore à mandibuler
IL VA DE SOI QUE LA MARE
Que nous rencontrâmes plus tard
Perchée sur le dos d’un mulet
N’avait pas cette profondeur que l’on connaît aux océans
AU DEMEURANT LA MORT
C’est l’arc-en-ciel des couleurs enfin reverni
C’est le vert et le jaune
Et l’oblation du soir au souverain des grêles
Vierge tes braises roulent vers un coquetier
Zinzolin de mansuétude
Suppurent
Saint émasculé
Escabeau épingles homélies trétaux
Or et gaze et vitriphage
Cataractes de haute sonorité où croulent abominés
Des crânes entiers agenouillés sur le sable à peine sec
De leur postérité
VOILA ME DIS-JE UN NOUVEL ANTHISTHENE
Ne s’avilissant point à vivre
Parmi le zoo des mimétisations
Seul
Il s’était dressé en immeuble
A nul comparable
Aussi devinez de quoi
Cette étrange bâtisse se constituait :
D’helminthes de ténias et d’ascaris !
Embaumés et durcis
Selon un procédé marsupial de lyophilisation
Voilà me dis-je un homme à la désopilance innée
Il avait eu le ventre de satisfaire au rôle
D’ordinaire dévolu
A ses matériaux
JE L’AIME ELLE QUE LES SAXIFRAGES
Ont colonisée de leur
Fluvialité montante
Flamme du firmament mordant les hivers lapons
Il y eut un temps
Puis le crépuscule déchira sa robe
ICI JE M’ABSENTE
Rien de notable
On martelait à la porte
Je desserre
Une grande tache de sang s’incline
me crache au visage
Et s’enfuit
Curieux train des choses
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