Langue française

Date d'insertion : 2011-06-01 14:39:21  -  Date de modification :2011-06-01 14:39:21



Le 17 mars 2004, sous la présience de Madame Antoinette SPAAK, s'est tenue à la Maison de la Francité (Bruxelles) une première table-ronde des organismes et associations qui, en Belgique, oeuvrent en faveur de la langue française et de la Francophonie. Une seconde table-ronde s'est déroulée le 21 septembre 2005, autour d'un exposé de Monsieur Jacques DELMOLY, Chef de l'Unité "Politique du multilinguisme" à la Commission européenne, sur le thème : "L'avenir du français dans les institutions européennes". A l'issue de cette table-ronde, les associations participantes, sous la coordination de la Maison de la Francité, ont élaboré un "Projet de plateforme commune" dont vous pouvez lire le texte ci-dessous.


A. Préambule

La langue et culture françaises, comme les valeurs universelles dont elles sont porteuses, fondent historiquement l'unité de la communauté française de Belgique.  Or, l'avenir d'une langue et d'une culture, aussi anciennes et aussi riches soient-elles, ne va pas de soi: il dépend notamment de la manière dont évoluent les rapports de forces de toute nature.  Aussi les francophones du 21e siècle doivent-ils faire preuve de vigilance et adopter une grande solidarité pour assurer la vitalité et la diffusion maximales de leur langue et de leur culture.  C'est dans cet esprit que les organisations signataires de la présente plateforme se sont unies en vue de définir un certain nombre d'objectifs communs et de mesures concrètes.

 

B. Objectifs généraux

Dans l'espace de la communauté française Wallonie-Bruxelles, il convient:

1. d'améliorier la maitrise de la langue française dans ses trois variantes: parlée, lue, écrite.  Pour cela, il faut rendre à     
   
l'apprentissage du français une place prioritaire dans les programmes scolaires; multiplier les actions de remédiation ou de 
    perfectionnement; développer le plaisir et la pratique de la lecture chez les jeunes; assurer des moyens suffisants à 
    l'alphabétisation des adultes, ainsi qu'à la remise à niveau au sein de la formation professionnelle; promouvoir les activités
    créatives telles que les ateliers d'écriture.

2. d'assurer une offre suffisante - et suffisamment accessible - de formations en français pour ceux dont la langue maternelle n'est   
   
pas le français, installés ou séjournant dans les régions walonne et bruxelloise. Cette offre doit, de plus être assez variée pour
    pouvoir répondre à la diversité des publics d'apprenants (fonctionnaires européens, demandeurs d'asile, employés de
    multinationales, immigrés de la première génération, etc.)

3. de promouvoir et d'appliquer les recommandations officielles en matière d'aménagement de la langue française: usage de termes
    d'autres langues; simplification orthographique; féminisation des noms de métier, de fonction, de grade et de titre.

4. de faire respecter le droit de l'administré, du consommateur et du travailleur francophones à recevoir dans leur langue les
    messages et informations de toute nature qui les concernent, et inversement à y répondre dans leur langue.
    Ce droit concerne aussi tous les messages (enseignes, affiches, panneaux routiers, annonces par hautparleur, prospectus, etc.)
    diffusés publiquement.

Dans l'espace international, il convient:

1. au sein des institutions européennes, d'assurer au français la place qui lui revient par rapport aux autres langues.  Et, de façon
    plus générale, de garantir une véritable démocratie linguistique, que ce soit dans la communication interne de l'Union Européenne
    ou dans ses échanges avec l'extérieur, y compris avec les simples citoyens des Etats membres.

2. de stimuler dans le public wallon et bruxellois le sentiment d'appartenance à la communauté francophone internationale, dont
    l'institution officielle est l'Organisation internationale de la Francophonie.  Aussi importe-t-il que chaque pays membre de l'O.I.F.
    manifeste concrètement à la langue française, spécialement dans ses programmes scolaires et dans ses relations
    internationales.

3. d'imposer le français comme langue de communication scientifique (revues, colloques, etc.) et donc de ne pas subventionner 
    des initiatives culturelles ou scientifiques dont le français est absent.

4. d'imposer le principe de la "diversité culturelle" dans les échanges économiques, pour éviter que les biens culturels soient traités
    comme des marchandises banales.  Une libéralisation complète des échanges décidée par l'Organisation Mondiale du 
    Commerce - avec l'interdiction subséquente de toute aide publique - signifierait pour les productions en langue française (cinéma,
    émissions de télévision, littérature, chanson, etc.) une importante perte de diffusion et l'étiolement de la création qui s'ensuivrait
    fatalement.  

 

C. Mesures concrètes

1. la maison de la Francité s'engage à mettre à jour, une fois l'an au moins, le Répertoire des Organisations vouées au français
    et 
à la francophonie en Belgique, et à en adresser un exemplaire à chacune des organisations répertoriées. Elle s'engage à
    réunir, une fois l'an au moins, les représentants de ces organisations, pour faire les points sur la collaborations entre elles.

2. chaque organisation signataire veillera:

a) à abonner - sinon gratuitement, du moins à prix réduit - les autres organisations du Répertoire au(x) périodiques(s)
    qu'elle publie;

b) à envoyer aux autres organisations du Répertoire le catalogue de ses publictations;

c) à inscrire dans son fichier-presse les organisations du Répertoire qui publient un périodique;

3. les organisations signataires s'efforceront, dans la mesure de leurs moyens et de la manière qu'elles jugeront la plus appropriée,
    de collaborer à la fête annuelle de la Francophonie le 20 mars et à la semaine de "La langue française en fête".

4. les organisations signataires s'associeront aux lettre collectives et aux pétitions qui seront organisées - soit par l'une d'entre elles,
    soit par une organisation extérieure - en faveur de la langue française ou de la francophonie, pour autant que le contenu de
    ces lettres et pétitions ne soit pas en contradiction avec leur objet social ou leurs positions habituelles.
    Elles diffuseront ces lettres et pétitions auprès de leurs membres en vue de recueillir le plus grand nombre possible de signatures.

5. les organisations signataires éviteront, dans la mesure des informations dont elles disposent, de prendre des initiatives ou de
    mener des actions qui entreraient en concurence avec des initiatives ou des actions déjà assumées par d'autres. 
    Elles chercheront, au contraire, à collaborer à des projets communs et à nouer des relations de partenariat.

6. les organisations signataires étudiront le projet d'un "bimestriel électronique" consultable sur Internet, et qui diffuserait éventuellement sous forme d'un calendrier - les informations qu'elles ont transmises en matière d'activités ouvertes au public. 

 




Ressources - Voir aussi :


Maison de la Francité (Bruxelles)


Et les sites suivants :

http://www.liensutiles.org/languefranc.htm 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_fran%C3%A7aise

http://www.cfwb.be/franca/pg002.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Multilinguisme

http://portal.unesco.org/education/fr/ev.php-URL_ID=19741&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/Langues/3cohabitation_phenom-universel.htm

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/index.shtml

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/Langues/3cohabitation.htm

http://portal.unesco.org/ci/fr/ev.php-URL_ID=17688&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html


 

 
 
 


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